Conseil d’État, 7 avril 2026, n°499350
Le Conseil d’État admet qu’une personne appartenant à une autre entité du groupe qu’une société employant un salarié protégé puisse conduire la procédure de licenciement de ce dernier et, notamment, présider la réunion au cours de laquelle le comité social et économique a été consulté sur ce projet, solliciter l’autorisation de rompre le contrat de travail et signer la lettre de licenciement.
En l’espèce, une société a sollicité de l’administration l’autorisation de licencier un salarié protégé. Après refus, le ministre du travail, saisi d’un recours hiérarchique, annule cette décision et autorise le licenciement. Il est approuvé par la cour administrative d’appel.
Le Conseil d’État, saisi d’un pourvoi du salarié, rappelle l’impossibilité de principe pour l’employeur de donner mandat à une personne étrangère à l’entreprise pour conduire la procédure de licenciement, puis confirme la régularité de celle-ci en l’espèce aux motifs que :
Quelques jours plus tôt, la Cour de cassation avait fixé deux critères pour qu’un salarié puisse valablement signer la lettre de licenciement d’un collaborateur d’une autre entité d’un même groupe :
L’arrêt du Conseil d’État permet d’illustrer une situation dans laquelle une entité exerce un tel pouvoir.